Des infirmières de Necker au Rallye Aïcha des gazelles

Du 17 au 31 mars, Christelle et Audrey, infirmières en réanimation pédiatrique ont participé au Rallye Aïcha des gazelles, une course automobile 100% féminine où la navigation se pratique à l’ancienne, sans GPS !

Racontez-nous votre course !

L’aventure a duré 15 jours neuf de rallye. Nous sommes parties du Trocadéro le 17 mars. Nous avons pris la route en direction de  l’Espagne pour prendre le bateau à Alméria et rejoindre Nador au Maroc. Le rallye a démarré à Erfoud, nous avons traversé Nejjahh, les dunes de Merzouga, Elfecht, Mhamid, les dunes de Er Chegaga, Foum Zgouid pour terminer à Essaouira. Pendant ces 9 jours de rallye, nous avons eu deux étapes marathons : pendant 48 heures nous étions livrées à nous même. Nous avons dormi à la belle étoile… Dormir au milieu du Sahara, sans pollution visuelle, ce fut magique!

Est-ce que c’était dur techniquement, physiquement, moralement… ?

En soi le rallye n’est pas dur physiquement. Le plus dur c’est le moral et heureusement nous l’avions.  On n’a rien lâché jusqu’à la fin. Il y a eu des bons moments et d’autres très durs… Par exemple, lorsque nous sommes restées tankées (bloquées) pendant des heures sur une herbe à chameau : il n’y avait personne autour de nous, seulement le silence du désert  et la nuit qui arrivait… Nous avons aussi traversé un oued (lit de rivière) inondé où la voiture a fait un 360 degrés. Il faut avoir le cœur bien accroché ! Sans parler de la sensation d’être perdue… mais il faut savoir qu’une gazelle ne se perd jamais : elle s’égare. Au niveau technique, il ne faut pas avoir peur de se salir les mains, et savoir donner des coups de marteau pour redresser un pare choc…

Et la voiture ? Vous aviez eu peu de temps pour vous entrainer.

Nous avions un 4X4 3 D MAX. Avant de partir, nous avions juste suivi un stage de pilotage sur un week-end en Bretagne. Le reste, nous l’avons appris sur le terrain. Il faut aussi apprendre à naviguer, car quand vous ne connaissez pas le désert, ce n’est pas évident de se repérer sur des cartes topographiques datant de 1970…. Nous avions également suivi un stage de navigation pour apprendre les bases de l’orientation terrestre.

Quelles images garderez-vous de ce rallye ?

Ce rallye était magique, les paysages magnifiques ! Cela restera quelque chose d’inoubliable. Nous avons traversé des villages marocains très pauvres avec des enfants qui mendiaient. C’était très dur de voir ça. Il y avait aussi des villages, où tous les marocains nous encourageaient. Et l’arrivée sur la plage d’Essaouira… Nous sommes très fières d’avoir réussit ce défi. Le rallye est un moment fort de notre vie.

Avez-vous fait de belles rencontres ?

Nous avons fait de très belles rencontres, notamment avec un nomade qui durant la première journée marathon nous a proposé de bivouaquer dans une oasis au milieu des dunes de Merzouga. Nous l’avons invité à manger nos rations et il nous a raconté le Maroc. Cela, on ne le trouve pas dans les guides touristiques. Nous avons aussi rencontré d’autres gazelles, avec qui nous sommes restées en contact après le rallye.