Les structures du département de Biothérapie

L’hôpital de jour d’hémaphérèse

Ce secteur prend en charge des malades nécessitant des échanges plasmatiques et érythrocytaires chez les patients hospitalisés dans les services de :
- transplantation adulte (Pr. Legendre),
- néphrologie adulte (Pr. Lesavre) et pédiatrique (Pr. Salomon),
- réanimations adulte (Pr. Carli) et pédiatrique (Pr. Hubert),
- et la maternité (Pr. Ville).

L’équipe médicale et paramédicale assure en outre l’activité spécialisée de recueil de cellules souches hématopoïétiques. Ces prélèvements sont réalisés chez des donneurs non apparentés au receveur ou en intra familial (greffe allogénique), ou encore chez le patient lui-même (greffe autologue).

Cette activité s’inscrit dans le cadre du parcours de soins des malades hospitalisés dans les services d’hématologie de l’hôpital Necker, mais aussi des hôpitaux Georges Pompidou, Cochin, Ambroise Paré, et des centres hospitaliers de St Germain en Laye et Nevers.

A noter que dans certains cas de complications immunologiques au long cours de greffes hématopoïétiques (rejet, réaction du greffon contre l’hôte), l’hôpital de jour réalise des photochimiothérapies extracorporelles, traitements spécifiques encore peu répandus visant principalement à améliorer la qualité de vie des patients.

Enfin, l’équipe de l’hôpital de jour, outre sa participation aux protocoles de recherche cliniques dans le cadre du CIC (voir ci-dessous), a un rôle prépondérant dans la prise en charge thérapeutique des patients atteints de drépanocytose dans le cadre du centre de référence des drépanocytaires.

 

Organisation de l’hôpital de jour :

- L’hôpital de jour, placé sous la responsabilité du Docteur François Lefrère, PH, accueille les patients de 8h30 à 18h30 du lundi au vendredi.

- Son effectif médical est composé de 2 PH et d’un chef de clinique assistant.

- Ses locaux sont situés au RDC haut du bâtiment Jean Hamburger (accès par la porte H1) et comprend :
- 1 chambre individuelle préférentiellement destinée aux patients d’âge pédiatrique, aux malades fragilisés, et aux patients relevant d’un isolement
- 1 grande chambre de 2 lits et 1 chambre double (soit 4 lits) accueillant des patients en ambulatoire ou hospitalisés pour la réalisation d’échange plasmatique, d’échange érythrocytaire, de transfusions, de cytaphérèse ou de photochimiothérapie
- 2 fauteuils pour les saignées ambulatoires et les bilans des donneurs.

Le laboratoire de thérapie cellulaire et de thérapie génique

Ce laboratoire de 580 m2, spécialisé dans les manipulations de CSH, récemment accrédité par l’AFSSAPS et répondant aux normes européennes, constitue, avec l’hôpital de jour, la plateforme clinicobiologique du Département de Biothérapie où sont développés trois domaines d’activité :

- la greffe de CSH,
- l’immunothérapie adoptive
- et la thérapie génique.

Il est localisé au sous-sol du bâtiment Hamburger (porte H4).

L’unité de thérapie cellulaire est constituée de 6 laboratoires : 5 en zone protégée dévolus à l’isolement, la manipulation ex vivo, la congélation et la décongélation de CSH provenant soit d’un donneur sain (allogreffe) soit du patient lui même (autogreffe) ; le 6e laboratoire, hors zone protégée, regroupe les contrôles de qualité nécessaires à la réinjection aux malades d’un produit cellulaire viable et fonctionnel.

Cette unité compte également un laboratoire de cryoconservation moderne spécialement aménagé pour le stockage des greffons. Son activité a débuté en Janvier 2007 et a déjà permis le stockage en vapeur d’azote d’un nombre important de greffons de CSH autologues.

L’unité de thérapie génique est constituée de 3 laboratoires de type L2. L’un deux est entièrement dédié à la manipulation clinique des cellules des malades dans le cadre de protocoles mis au point dans les différentes unités de recherche qui collaborent avec ce département.

L’unité de thérapie génique du département de biothérapie de Necker est la seule qui soit accréditée pour cette activité en France.

Plusieurs protocoles basés sur la modification génique des CSH et utilisant des vecteurs intégratifs sont en cours de développement dans l’unité INSERM U-768 où la collaboration étroite entre plusieurs chercheurs a permis la réalisation du premier essai clinique.